V E

Ya está. Ya la he visto. Tuve la oportunidad y la suerte de asistir al pase y a la rueda de prensa de la nueva peli de Almodovar. “Los Abrazos Rotos” narra la historia de un hombre que escribe, vive y ama en la oscuridad, tras haber sufrido, 14 años antes, un brutal accidente de coche que le hizo no solo perder la vista, pero también a la mujer de su vida, Lena…

Como siempre, indescriptible, indefinible. Creo que las películas de Almodovar tienen esa particularidad: no se pueden contar. Eso y que son inconfundibles: los colores, el ritmo, esas tramas tan peculiares y a la vez tan simples. Genero? La verdad es que no sabría atribuirle ninguno…La ultima película de “Pedro” baila entre la comedia y el thriller de los años 50, la risa y el drama negro, la realidad y los artífices, la ficción dentro de la ficción, la duplicidad y la duplicación. Todo va emparejado, dividido o multiplicado por dos (y es que un abrazo requiere al menos la presencia de dos personas, o no¿?): Ernesto Martel hijo duplica la conducta de su padre, Mateo, el protagonista, tiene 2 nombres (Mateo y Harry Caine), Lena es actriz, “representa” varios personajes, se duplica, al igual que viven juntos la realidad y la ficción…

Es mas, “Los abrazos rotos” no cuenta una sola y misma historia de amor, sino dos: la de la ficción, y la mayor historia de amor del propio director: el cine. Y es que, en esta película, a través varias referencias cinematográficas (a otros directores pero también a si mismo), Almodovar reafirma su pasión por el séptimo arte y por la condición humana, y vuelve a ser lo de siempre: un director “fuera de serie”, original y autentico, pero sobre todo, para mi ver, impermeable, único y atrevido.

De la rueda de prensa recordaré sobre todo una cosa: Pedro llevaba gafas de sol. La gente se reía y no lo entendía…”No ve bien, le molestaran los focos”. No creo que fueran los focos. ¿Dicen que el amor es ciego no? Pues será eso porque, al igual que Mateo ama a Lena, Pedro ama al cine, y lo ama de verdad.

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VF

Ça y est. Je l’ai vue. J’ai eu l’opportunité et la chance d’assister a la projection et a la conférence de presse du dernier film d’Almodovar. “Los abrazos rotos” raconte l’histoire d’un homme qui écrit, vit et aime dans l’obscurité, aprés avoir souffert, 14 ans auparavant, un brutal et violent accident de voiture qui lui aura oté non seulement la vue, mais aussi la femme de sa vie, Lena…

Comme d’habitude, indescriptible, indéfinissable. Je crois que les films d’Almodovar ont cette particularité: ils ne peuvent pas se raconter. Ça et puis aussi le fait qu’on ne peut pas les confondre: les couleurs, le rythme, ces histoires si complexes et tellement simples à la fois. Le genre? Sincèrement, je ne sais pas si je serais capable de lui en attribuer un…Le dernier film de “Pedro” danse entre la comédie et le thriller des années 50, le rire et le drame noir, le vrai et l’artificiel, la fiction dans la fiction, la duplicité et la duplication. Tout s’accouple, se divise et se multiplie pas deux (bah ouais, de toutes façons, pour qu’une accolade, un “abrazo” ai lieux, il faut bien 2 personnes nan?) : Ernesto Martel fils duplique la conduite de son propre père, Mateo, le protagoniste, a deux noms: Mateo et Harry Caine, Lena est actrice, elle “représente” plusieurs personnages, se duplique, tout comme vivent par deux la réalité et la fiction…

Et cela n’est pas tout. “Los abrazos rotos” ne raconte pas une seule et même histoire d’amour, mais deux: celle de la fiction, mais aussi la plus grande et importante histoire d’amour du réalisateur lui même: le cinéma. Et le fait est que, dans ce film, à travers plusieurs références cinématographiques (à d’autres réalisateurs, mais aussi à ses propres films), Almodovar affirme sa passion pour le septième art et pour la condition humaine et continue à être celui de toujours: un réalisateur “hors série”, original et authentique, mais surtout imperméable, unique et osé.

Je garderais particulièrement en mémoire un détail bien précis de la conférence de presse: Pedro portait des lunettes de soleil. Les gens riaient et je ne le comprenais pas…”Il ne voit pas bien, sans doute à cause des projecteurs”. Je ne pense pas que la faute appartenait aux projecteurs. On dit que l’amour rend aveugle nan? Bah voilá, c’est sans doute ça. Car, tout comme Mateo adore Lena , Almodovar adore le cinéma, et il l’adore vraiment.

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