V.E

Kate Winslet y Leonardo Di Caprio, de nuevo juntos, 11 años  después del inolvidable náufrago del Titanic de James Cameron. Así es como muchos periódicos, revistas, reportajes, criticas resumen Revolutionary Road, la última película de Sam Mendes, también autor de mi querido American Beauty...

El filme pone en escena a una joven pareja de los años 50, martirizada por la rutina, pero luchando contra ella (o casi). Dos personajes increíblemente interesantes, pero sobre todo increíblemente REALES. Ella: una mujer, o mejor dicho LA mujer, la de siempre: apasionada, sensible, valiente, dedicada al amor y a la pasión. Él: un hombre dañado y usado por el tiempo y las convenciones sociales, por el “run run” cotidiano, pero sobre todo por la falta de valor y de autoestima. Dos seres atrapados por la espiral de la rutina y que ya no saben ni como, ni por que salir de ella. Revolutionary Road formula simplemente esa pregunta: ¿Como diablos se supone que hay que hacer? ¿Resignarse y no hablarlo más, taponarse los oídos (o quitarse el sonotono)? ¿Huir? ¿Y como hay que huir? ¿Realmente es POSIBLE escapar, una vez que forma parte de nosotros, de nuestras vidas? ¿Hasta que punto podemos deshacernos de ella? Se puede sobrevivir al intento de abandonarla? Una vez más, Mendes nos da a entender que NO. Al igual que Burnham en American Beauty,  nuestros dos protagonistas fallan. Y lo hacen por la misma razón: el MIEDO. Ese jodido miedo. El miedo a dar el paso, a saltar al vacío, a mandarlo todo a la mierda…y el miedo de los demás. De que se trata? Locura? Diferencia? Sea lo que sea, ASUSTA. Claro, la diferencia asusta…Es tan… complicada. Sabéis que? Me ha encantado Revolutionary Road, y si me dieran a elegir una escena, seria la siguiente: Desayuno. Ella le pregunta como prefiere que le cocine los huevos. Después de dudarlo, él elige pedírselos revueltos…La razón? Muy fácil: mucho mas fácil  de preparar…

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V.F

Kate Winslet et Leonardo Di Caprio, ensemble de nouveau à l’écran, 11 ans après l’inoubliable naufrage du Titanic de James Cameron…voilà comment beaucoup de magazines, reportages, critiques, publicités aprés tout, résument Revolutionary road, dernier film du réalisateur Sam Mendes, également auteur de mon cher et tendre American Beauty…Miaaaaam, enfin un film que j’attendais depuis pas mal de temps: autrefois folle amoureuse de Nestor Burnham, mais également de Leo (que j’admire autant que Kate niveau interpretation, il faut bien le dire), je file au ciné, un peu sceptique quand même… Le film commence et met en scène un jeune couple des années 50, martyrisé par la routine, mais luttant contre celle ci (ou presque). Deux personnages incroyablement interessants, mais surtout incroyablement vrais. Elle: une femme, ou plutot LA femme, celle de toujours: passionée, sensible, courageuse, vouée (trop, bien entendu) à l’amour et la passion. Lui: un jeune homme bousillé par le temps et les conventions sociales, par le train train quotidien, mais surtout par le manque de courage et de confiance en soi. Deux êtres pris dans la si fréquente et presque systématique spirale de la routine qui ne savent même plus comment ni pourquoi s’en sortir. Revolutionary Road pose d’ailleurs simplement cette question: Comment est ce qu’on doit faire? Faut il se résigner et ne pas en parler , se boucher les oreilles (ou débrancher son sonotone)? Faut il la fuir? Et d’ailleurs comment la fuir? Peut on réellement y échapper, une fois que celle ci fait partie intégrante de nos vies, de nous mêmes?  Peut on survivre à la tentative d’être DIFFERENT, à la tentative de VIVRE réellement et de SENTIR constamment? Est ce possible?…Mendes, une fois de plus, nous fait comprendre que NON…Tout comme Burhnam dans American Beauty, nos jeunes protagonistes échouent. Et ils le font pour la même raison: LA PEUR. Cette foutue peur. La peur qu’on a de sauter, de risquer, de tout envoyer chier…et la peur qu’on fait aux autres aussi. S’agit il de folie, de différence? En tout cas ça fait peur. Bah ouais, c’est flippant la différence, et puis c’est si….compliqué. Vous savez quoi? J’ai adoré Revolutionary Road, et si on me faisait citer une scène, je choisirais la suivante: Petit déjeuner, elle lui demande comment il préfère ses oeufs. Il ne sait pas quoi répondre mais fini par lui répondre “brouillés”…La raison? Toute simple: c’est plus facile à cuisiner….

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